Création de société
en Hongrie,
de A à Z.

L a création d’une société en Hongrie, le plus souvent une SARL (Kft.), ne s’improvise pas. Statuts contresignés par un avocat, capital social, immatriculation au registre du commerce, enregistrement fiscal et à la TVA : chaque étape obéit à des règles précises. Nous les maîtrisons pour vous, en français.

Par notre équipe d’experts — mis à jour en juin 2026. Temps de lecture : 7 min.

Vue de Budapest avec le Parlement hongrois et le Danube, illustrant la création de société en Hongrie
À la une
Union européenne
membre depuis 2004
Impôt sur les sociétés 9 %
Budapest, capitale et premier centre économique de la Hongrie.
En bref

Créer une société en Hongrie , c’est immatriculer une entité de droit hongrois, le plus souvent une SARL (Kft.), au registre du commerce tenu par le tribunal des sociétés (Cégbíróság). L’opération est ouverte aux non-résidents : aucune condition de nationalité ni de résidence n’est exigée, dès lors qu’un siège social hongrois existe et que la structure est déclarée à l’administration de son pays de résidence.

Partenaires bancaires et outils : OTP Bank / Wise / MBH Bank / Revolut / Stripe
9 %
impôt sur les sociétés
4,9/5
note moyenne des clients
0 €
de frais cachés
01 — Le dossier

Pourquoi tant d’entrepreneurs choisissent la Hongrie

Les motivations se regroupent autour de trois axes : l’impôt sur les sociétés le plus bas de l’Union européenne, l’appartenance au marché unique et un coût d’implantation contenu. Aucun ne justifie à lui seul une expatriation de société, mais leur combinaison, rapportée à une activité réelle, rend l’opération pertinente pour un entrepreneur français.

« Avec un impôt sur les sociétés à 9 %, le plus bas de l’Union européenne, la Hongrie attire les entrepreneurs qui veulent rester dans le marché unique sans alourdir leur fiscalité. »

La Hongrie combine un cadre européen et une fiscalité légère. Son impôt sur les sociétés à 9 % , le plus bas de l’Union européenne, s’applique à un taux unique, sans tranche, ce qui rend la charge fiscale prévisible pour les investisseurs comme pour les partenaires.

L’impôt sur les sociétés s’élève à 9 % quel que soit le niveau de bénéfice, et l’ensemble des impôts en Hongrie se planifie en amont, l’imposition des dividendes comme l’impôt sur le revenu à 15 % restant eux aussi parmi les plus lisibles du continent. C’est la raison pour laquelle les sociétés numériques, les freelances et les éditeurs de logiciels y trouvent un cadre particulièrement clair.

La SARL hongroise (Kft.) reste le standard pour la quasi-totalité des projets : responsabilité limitée, personnalité juridique distincte et capital social de 3 000 000 HUF (environ 7 500 €). Elle inspire confiance aux clients comme aux banques.

La SARL hongroise sert aussi de cloison patrimoniale : un litige sur l’activité ne contamine pas les biens personnels du dirigeant. Cette protection ne vaut toutefois que si la société dispose d’une substance réelle : direction effective, siège social et activité concrète sur place. Une coquille vide finit requalifiée, et l’impôt revient au pays de résidence du dirigeant.

Reste à choisir la bonne structure, à respecter les obligations annuelles et à ne pas se tromper sur la fiscalité personnelle. C’est précisément le rôle de notre accompagnement.

En chiffres

Une dynamique qui ne faiblit pas

L’économie hongroise a renoué avec la croissance (+0,5 % en 2025, +1,8 % attendu en 2026) pour un produit intérieur brut d’environ 210 milliards d’euros, et la économie de la Hongrie reste un pôle d’investissement étranger au cœur du marché unique. Son écosystème industriel et automobile en fait une destination défendable pour s’implanter.

Inflation 2025
4,4 %
Courbe de croissance des immatriculations
02 — Comparatif

Kft. ou entreprise individuelle ?

Deux statuts, deux logiques. La SARL (Kft.) protège le patrimoine et relève de l’impôt sur les sociétés ; l’entrepreneur individuel (egyéni vállalkozó), plus léger, engage le patrimoine personnel. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel pour décider.

Critère Kft. (SARL) Entrepreneur individuel
Imposition Impôt sur les sociétés (9 %) Impôt sur le revenu (15 %)
Responsabilité Limitée au capital Illimitée (patrimoine engagé)
Formalisme Comptes annuels + dépôt au registre Allégé, mais responsabilité illimitée
Non-résidents Oui, 100 % du capital Oui
Profil idéal Sociétés, e-commerce, holding Artisan ou indépendant local

La SARL (Kft.) convient à la majorité des projets : elle protège le patrimoine personnel et reste simple à gérer. Comparer les types de sociétés en Hongrie avant de se lancer évite une restructuration coûteuse, car l’entrepreneur individuel convient surtout à l’indépendant qui démarre, tandis que la société par actions (Zrt.) prend le relais pour lever des fonds.

En quelques jours, notre Kft. était immatriculée et le compte bancaire en cours d’ouverture. Tout s’est fait depuis la France, en français.
— Camille Roux, fondatrice d’un studio SaaS
03 — La méthode

Quatre étapes, de l’idée à la facture

La création suit une logique stable, quel que soit le pays : on choisit le cadre, on dépose les actes constitutifs, puis on active ce qui rend la société opérationnelle. Chaque étape conditionne la suivante, et une erreur en amont coûte cher à corriger une fois la structure immatriculée.

  1. 01

    Choix de la structure

    Choix du statut (Kft. ou Zrt.) et vérification de la disponibilité de la dénomination sociale au registre du commerce.

L’ouverture du compte bancaire constitue souvent l’étape la plus délicate : les banques appliquent des contrôles stricts et écartent les structures dont l’activité ou les bénéficiaires manquent de transparence. Un dossier solide, avec un plan d’affaires clair, accélère l’acceptation et raccourcit le délai global de mise en route.

Équipe en réunion de travail
Un interlocuteur francophone du début à la fin.
Ce qui est inclus

Un accompagnement complet, à chaque étape

  • 01 Dépôt des statuts au registre du commerce
  • 02 Siège social (domiciliation) à Budapest, 1 an inclus
  • 03 Enregistrement fiscal et à la TVA
  • 04 Statuts contresignés par un avocat hongrois
  • 05 Accompagnement à l’ouverture du compte bancaire
05 — Budget

Le budget d’une création clés en main

Le coût d’une création clés en main combine des frais officiels modestes — l’immatriculation au registre du commerce et les honoraires de l’avocat qui contresigne les statuts — et, le plus souvent, l’accompagnement d’un prestataire. Un service clés en main regroupe l’immatriculation, le siège social, les enregistrements fiscaux, la comptabilité (un expert-comptable est obligatoire en Hongrie) et l’accompagnement bancaire, et évite les rejets coûteux d’un dossier mal préparé. Voici les ordres de grandeur à prévoir.

Estimations indicatives 2026 — service clés en main via un prestataire, à titre indicatif.
Prestation Ce qui est couvert Récurrence Budget indicatif
Immatriculation (Kft.) Registre du commerce et statuts Une fois Compris dans le pack
Siège social Adresse professionnelle et courrier Annuel Compris la 1ʳᵉ année
Comptabilité et déclarations Comptes annuels et déclarations fiscales (expert-comptable obligatoire) Annuel Selon l’activité
Pack clés en main A→Z Création jusqu’au compte bancaire À partir de 3 590 € (indicatif)
La fiscalité

Ce qu’il faut anticiper

La fiscalité se lit à deux niveaux : l’impôt sur les sociétés en Hongrie, qui frappe les bénéfices à 9 %, et votre pays de résidence, qui peut réclamer sa part. Raisonner sur le seul taux hongrois conduit droit à la mauvaise surprise.

Un point appelle une vigilance particulière : la France a dénoncé sa convention fiscale avec la Hongrie, sans texte de remplacement depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. En l’absence de convention, la double imposition n’est plus écartée automatiquement et la règle des sociétés étrangères contrôlées peut s’appliquer. Faire valider son cas par un fiscaliste avant la création vaut largement son coût.

Impôt Taux 2026 Assiette ou seuil À noter
Sociétés (IS) 9 % Bénéfices Taux unique, le plus bas de l’UE
TVA (ÁFA) 27 % Franchise sous 20 M HUF Taux réduits 18 % et 5 %
Dividendes 0 % / 15 % Société / particulier 0 % vers une société, 15 % pour un particulier
Revenu (personnes) 15 % Taux unique (flat tax) Pas de tranches ni d’impôt sur la fortune
Plus-values 9 % Cession d’actifs ou de parts Exonération possible sous régime de participation déclarée
La décision

S’implanter en Hongrie ou rester en France ?

La société française garde des atouts qu’on oublie vite. Elle simplifie la relation avec votre banque, votre comptable et vos clients nationaux, et ne déclenche aucune règle anti-abus. Pour une activité dont les clients, les fournisseurs et le dirigeant se trouvent en France, elle reste souvent le choix le plus rationnel.

L’option hongroise prend l’avantage dès que l’activité devient réellement internationale, ou lorsque la fiscalité légère (9 % d’impôt sur les sociétés) se double d’une présence concrète sur place. Un éditeur de logiciels qui vend dans toute l’Union, un acteur de l’écosystème automobile ou un investisseur installé à Budapest y trouvent une logique économique défendable. En l’absence de convention fiscale avec la France, cette substance réelle devient d’autant plus déterminante.

Un test simple aide à trancher : si vous deviez expliquer à un inspecteur pourquoi votre société se trouve dans ce pays précis, votre réponse tiendrait-elle sans mentionner l’impôt ? Si oui, l’implantation repose sur une logique économique défendable. Si la seule justification est fiscale, le montage est fragile, et le gain attendu risque de s’évaporer en pénalités le jour d’un contrôle.

Vigilance

Les pièges qui coûtent cher

La plupart des échecs ne tiennent pas à la juridiction choisie, mais à des négligences évitables. Le premier piège reste la coquille vide : croire qu’un taux local s’appliquera sans aucune activité réelle sur place. Le deuxième, l’oubli de déclarer la société et ses comptes à son pays de résidence, ce qui fait basculer une optimisation légale dans la fraude.

Évitez ces écueils et la majeure partie du risque disparaît. Une société à l’étranger bien conçue se comporte comme une société locale solide : elle facture, déclare, tient ses comptes et survit aux contrôles parce qu’elle repose sur une réalité, pas sur un artifice.

  • 01 Choisir une juridiction sur la seule promesse d’un taux nul, sans vérifier la convention fiscale avec son propre pays.
  • 02 Diriger la société depuis son salon en prétendant que la direction effective se trouve à l’étranger.
  • 03 Sous-estimer les frais de maintien jusqu’à ne plus pouvoir payer la comptabilité ou la taxe annuelle.
  • 04 Mélanger patrimoine personnel et trésorerie de la société, ce qui détruit la protection recherchée au départ.

Questions fréquentes

Créer une société en Hongrie est-il légal pour un Français ?

Oui, totalement. Un non-résident peut détenir 100 % d’une SARL hongroise (Kft.), sans condition de nationalité ni de résidence. Il faut un siège social en Hongrie, déclarer la structure à votre administration et respecter les règles de substance. L’illégalité ne commence que si la société sert à dissimuler des revenus réellement dus.

Dois-je résider en Hongrie pour créer ma société ?

Non. Aucune condition de résidence ni de nationalité ne s’impose aux associés et au gérant d’une Kft. Vous pilotez la société depuis la France, à condition de disposer d’un siège social hongrois et de respecter les obligations comptables et fiscales locales. En pratique, le gérant doit souvent se déplacer une fois pour l’ouverture du compte bancaire.

Vais-je être imposé deux fois ?

Attention : la France a dénoncé sa convention fiscale avec la Hongrie, sans texte de remplacement depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. La double imposition n’est donc plus écartée d’office, même si la Hongrie ne prélève aucune retenue à la source sur les dividendes versés à une société. Un résident français reste imposable en France sur ses revenus mondiaux : un fiscaliste doit valider votre situation avant la création.

Le compte bancaire s’ouvre-t-il à distance ?

Partiellement. Les banques hongroises appliquent un contrôle KYC strict et demandent le plus souvent la présence du gérant pour l’ouverture du compte. Des néobanques comme Wise ou Revolut complètent le dispositif pour l’opérationnel. Un dossier clair, avec justificatifs et plan d’affaires, conditionne l’acceptation autant que le délai.

Combien de temps pour être opérationnel ?

L’immatriculation au registre du commerce aboutit en général sous trois à cinq jours ouvrés. L’étape la plus longue reste l’ouverture du compte bancaire, soumise aux contrôles de l’établissement. En préparant un dossier complet, on compte généralement entre deux et six semaines pour une société pleinement opérationnelle.

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